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HISTOIRE
Le mot safran est
tiré du perse « za’farân » signifiant jaune,
en référence à la couleur de la teinture qui en
est extraite.
La naissance du safran remonterai à 5000 ans mais la
lumière n’est pas totalement faite sur son réel bassin
géographique d’origine : Crète ou Asie Mineure ?
Le Crocus
sativus, aujourd’hui majoritairement
cultivé, serait issu d’une sélection scrupuleuse
opérée sur son précurseur sauvage
présumé le Crocus carwrigthianus. Il aurait ensuite
été rapporté jusqu’en Europe par les
différentes conquêtes arabes ou croisées.
Le safran fit son apparition en France au Moyen-Age. On vit
naître alors deux grands bassins de production : le Quercy et le
Gâtinais. Cette culture pris même une telle ampleur qu’elle
lui value d’être classée parmi les productions importantes
obligeant à légiférer sur sa conduite, sa
commercialisation et son imposition. Les petites parcelles
cultivées étaient appelées safranières. A
ce moment là, le safran était expédié vers
toute l’Europe et les Indes. Mais petit à petit, sa culture
déclina pour connaître un arrêt brutal au XVIIIe
siècle avec la Révolution.
Aujourd’hui, un renouveau semble se dessiner avec une production
française grandissante se répartissant sur les ¾
du pays (Bourgogne, Poitou, Charentes, Centre, Provence, Alpes,
Midi-Pyrénées, Sud-Ouest…).
La région Limousin voit sa production augmenter
régulièrement grâce à quelques nouvelles
installations. C’est aussi en Limousin, et plus
précisément en Creuse que l’on trouve une des plus
grandes
safranières de France.
La production française de safran reste encore marginale
à l’échelle mondiale, à l’image de celle de
l’Allemagne, de l’Angleterre ou de la Suisse (qui possède
néanmoins une production historique à Mund).
Aujourd’hui, les principaux pays producteurs de safran en Europe sont
l’Espagne, la Grèce et l’Italie. Au niveau mondial, c’est l’Iran
qui est en tête suivi du Cachemire, qui n’exporte quasiment plus,
et du Maroc.
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