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Vrai ou
Faux Safran ?
De par le travail que
représente sa culture, les tentations sont fortes pour vendre
tout et n’importe quoi sous l’appellation safran.
Plusieurs précautions
s’imposent donc lorsque vous achetez du safran :
- Surtout éviter le
safran en poudre : 9 fois sur 10 ce n’est pas du safran. Ces capsules
de poudre peuvent contenir une infime quantité de safran mais la
plupart du temps c’est un mélange ou simplement un produit de
substitution comme le curcuma, le paprika, le souci, voire même
du sable ou de la brique pilée.
- Préférez
toujours le safran en pistils (ou stigmates) mais vérifiez tout
de même quelques détails : les stigmates ont une forme
caractéristique de trompette, leur couleur est rouge sombre et
ils mesurent de 2 à 5 cm. Toutes les fraudes étant bonnes
à tenter, on a pu trouver parfois de la barbe de maïs
teintée, des fibres de grenade ou même des fibres de soie
teintées vendu pour du safran ou, plus subtil,
mêlées à quelques vrais pistils. Enfin, attention
à l’ajout d’étamines (jaunes) ou de styles (blanc) au
stigmates de safran. Seule la partie rouge a un intérêt
gustatif.

Pistils
- Attention
à
certaines
appellations ambiguës : le colchique est
aussi appelé « safran des prés » mais soyez
très prudent car il renferme un poison très violent, le
« safran des indes » est en fait le curcuma et le «
safran bâtard » du carthame.
  
Colchique Carthame
    
Curcuma
- Le safran
colore en jaune et non en rouge.
- Vérifiez
l’année de récolte : le safran garde toutes ses
qualités durant 3 ans. Passée cette période il n’a
plus d’intérêt gustatif et se reconnaît à son
odeur piquante.
En résumé,
méfiez-vous du safran à bas prix, fournissez-vous
directement auprès d’un producteur et surtout n’hésitez
pas à le questionner sur ses techniques de culture.
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